Très peu de passoires énergétiques seront concernées par l’interdiction de location en 2023


Prochaine étape, début 2023, les passoires énergétiques seront ciblées par des interdictions à la location. Sa portée reste cependant extrêmement limitée.


Combien de logements sont donc aujourd’hui en sursis ?


Au départ, le gouvernement avait communiqué sur 90.000 logements.

La réforme du DPE est passée par là, on parle plutôt de 140.000 logements, dont 50.000 dans le parc social.


Les estimations sont bien sûr à prendre avec des pincettes. Mais sur plus de 30 millions de résidences principales recensées en France, on se dit que l’effet reste très marginal.


Informations peu lisibles


Petite subtilité, alors que les futures interdictions de location coïncident avec les étiquettes du DPE :

  • G à partir de 2025,

  • F en 2028,

  • E en 2034,

Pour 2023, les pouvoirs publics ont retenu une valeur chiffrée : 450 kWh/m²/an en énergie finale.

On insiste, en énergie finale, et non en énergie primaire.


La première correspond à l’énergie consommée par l’usager, la seconde est celle contenue dans les ressources naturelles avant une éventuelle transformation.


Aujourd’hui, cette information ne saute pas aux yeux. Vous aurez beau éplucher votre DPE, vous ne la trouverez pas, à moins de faire un petit calcul, ce qui pour un non-initié risque d’être un peu compliqué.


Une interdiction seulement pour les nouveaux contrats


Qu’il y ait 100.000, 150.000 passoires énergétiques de la sorte, ne veut pas dire que tous ces logements seront retirés du marché de la location et leurs occupants mis dehors. Du moins pas tout de suite.


Car à la différence des autres futures interdictions, celle-ci ne s’appliquera qu’aux nouveaux contrats de location conclus à partir du 1er janvier 2023.


Avec un taux de rotation qui tourne généralement autour de 30%, ça fait quelques dizaines de milliers de logements susceptibles d’être retirés du parc en 2023.


Si on ajoute que la majorité de ces passoires énergivores se trouvent dans le parc privé où les deux tiers des baux échappent aux professionnels de l’immobilier, cette prochaine étape risque d’avoir un impact très limité.


Finalement, cette mesure fera sans doute beaucoup parler d’elle, mais elle sera surtout symbolique.


Source : Infodiag